Brèves / Journal de bord de la course au large : Tour Voile, Arkea Ultim Challenge, Ocean Fifty

© Niels Gins / TAAF

Voici le résumé des régates et des courses au large de la semaine du 20 au 26 janvier 2024. Au programme, des nominations, des avaries, des records et de nouveaux venus en Ocean Fifty...

Première française sélectionnée en voile pour les Jeux Olympiques de Paris 2024

Louise Cervera intègre la délégation française en voile pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 en dériveur en solitaire, ILCA 6. Elle est la première athlète officiellement sélectionnée en voile.

Yann Eliès directeur de course du Tour Voile

Le Tour Voile célébrera sa 45e édition du 26 juin au 14 juillet prochains. Le départ sera donné de Dunkerque. Pour cette nouvelle édition, la course dévoile un nouveau directeur, en la personne de Yann Eliès.

Yann Eliès © Jean Maire LIOT / AleA
Yann Eliès © Jean Maire LIOT / AleA

La New York Vendée - Les Sables dévoile son plateau

Ils seront 31 skippers à prendre le départ de la course New York Vendée - Les Sables-d'Olonne le 29 mai prochain. Cette course est la dernière pour se qualifier au Vendée Globe. Le plateau du tour du monde en solitaire sera dévoilé à l'issue de la course, le 2 juillet prochain.

Le navigateur Giovanni Soldini passe chez Ferrari

Ferrari débarque dans le monde de la voile aux côtés du navigateur italien Giovanni Soldini. Le navigateur était auparavant sponsorisé par Maserati sur son Multi 70 depuis 11 ans. Le navigateur, qui détient le record de la Route du Thé entre Hong Kong et Londres, aurait déjà lancé la construction d'un nouveau bateau, un plan VPLP.

Une triplette d'arrêts techniques à Cape Town

Le 23 janvier, Anthony Marchand était à son tour victime d'une avarie majeure alors qu'il naviguait dans les 40e rugissants. Il a décidé de rejoindre Cape Town pour effectuer les réparations sur son foil bâbord. Le 26 janvier, c'était au tour d'Eric Péron sur Adagio de déclarer une avarie de safran tribord. Celui-ci a effectué saréparation au Cap dans le weekend. Tom Laperche a sorti son trimaran SVR Lazartigue de l'eau dans la ville sud-africaine.

Toujours en tête, Charles Caudrelier sur le Maxi Edmond de Rothschild a franchi le Cap Leeuwin le 25 janvier. Il en a en même temps profité pour battre le record de François Gabart de 2017 de 19 jours, 14 heures et 10 minutes. Le skipper du trimaran géant blanc et bleu a réalisé un nouveau temps de référence de 18 jours 5 heures 44 minutes et 5 secondes.

L'Ultim Actual © Anthony Marchand / Team Actual
L'Ultim Actual © Anthony Marchand / Team Actual

Championnat du monde de dériveur solitaire ILCA 7 avant les Jeux Olympiques

Du 26 au 31 janvier 2024, en Australie, dans le Golfe Saint-Vincent, seront organisés les championnats du monde d'ILCA 7. Les Français Jean-Baptiste Bernaz, champion du monde 2022 et Alexandre Boite vont affronter 151 laséristes venus de 53 nations différentes.

De nouveaux venus sur le circuit Ocean Fifty

Après 3 saisons en Class40, Matthieu Perraut, toujours accompagné de son partenaire Inter Invest, s'engage en Ocean Fifty. Le partenariat est renouvelé pour trois ans avec des courses majeures telles que la Transat Jacques Vabre en duo en 2025 et la Route du Rhum en 2026. Matthieu Perraut récupère l'ancien plan VPLP de Thibaut Vauchel-Camus. Le bateau est actuellement en chantier pour d'importantes modifications : systèmes, électroniques, moteur, accastillage...

Laurent Bourguès, ex-Directeur Technique de Thomas Ruyant, vient d'annoncer le rachat de l'ancien Ocean Fifty d'Eric Péron. Celui-ci portera les couleurs de l'association Mon Bonnet Rose.

Mer Concept, écurie de course au large, rachète également l'Ocean Fifty d'Armel Tripon, les P'tits Doudous pour un projet féminin.

Matthieu Perraut sur l'Ocean Fifty de Thibaut Vauchel-Camus © Inter Invest
Matthieu Perraut sur l'Ocean Fifty de Thibaut Vauchel-Camus © Inter Invest
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Publié sur Yacht-Club.com

Actual group annonce le rachat de Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild : Une nouvelle étape pour un projet de performance et d'excellence dans... - Lire la suite

Actual group annonce le rachat de Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild : Une nouvelle étape pour un projet de performance et d'excellence dans l'engagement sportif du groupe. 

Actual group annonce le rachat de Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild : Une nouvelle étape pour un projet de performance et d'excellence dans l'engagement sportif du groupe. 

Actual et le sport : des valeurs partagées Chez Actual group, notre métier est avant tout une aventure humaine. Rencontrer des individus, écouter leurs besoins, les accompagner et les guider vers leur futur professionnel. Ce lien humain qui structure notre quotidien se retrouve également dans notre engagement sportif. En soutenant des projets ambitieux, nous tissons des liens avec les sportifs et leurs équipes, partageant avec eux un état d'esprit et des valeurs communes : l'esprit collectif, la rigueur et la performance. Dans le sport comme dans le travail, nous croyons au collectif. Le rachat de Gitana 17 : une ambition renouveléeAvec le rachat de Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild, Actual group entre dans une nouvelle phase de son projet, résolument tournée vers la performance et l'excellence. Ce bateau visionnaire, conçu pour voler au-dessus des mers, incarne l'audace, l'innovation et la précision.« Je souhaite remercier et féliciter chaleureusement Ariane et Benjamin de Rothschild pour leur audace et leur vision d'avant-garde. Grâce à cet engagement, Gitana 17 a repoussé les limites de ce qui était imaginable dans le monde de la course au large. Un immense bravo également à Cyril Dardashti, team manager, et à toute l'équipe de Gitana, dont la conception visionnaire a donné naissance à un bateau, devenu une référence et une inspiration pour de nombreux autres acteurs de la course au large. Son skipper, Charles Caudrelier, a écrit une page extraordinaire de l'histoire de ce bateau, remportant des succès d'exception grâce à son talent, son travail et sa capacité à maîtriser cette machine d'exception. Son palmarès, enrichi de victoires majeures, restera à jamais lié à l'ADN de Gitana 17 et au rayonnement du Team Gitana. En intégrant Gitana 17 à son projet, Actual group s'inscrit dans une lignée d'excellence et d'innovation, prêt à relever de nouveaux défis à la hauteur de cet héritage exceptionnel. » Samuel Tual, Président Actual groupUn projet qui nous engage et nous oblige Ce nouveau défi s'accompagne d'une ambition claire : atteindre l'excellence et se positionner parmi les leaders de la classe Ultim. Comme le souligne Samuel Tual : « Nous avons un jeune skipper talentueux qui ne demande qu'à se réaliser, il fallait lui donner les moyens en le dotant du bateau le plus performant de la flotte aujourd'hui. C'est chose faite. Ce projet va nous obliger à réhausser notre niveau de jeu, à être encore plus exigeants. Nous assumons désormais des objectifs sportifs ambitieux, ce que l'ancien bateau ne permettait pas d'envisager. »Anthony Marchand, skipper d'Actual Ultim 3, partage son enthousiasme : « Je suis très fier de la confiance qui m'est faite. Je suis conscient de l'enjeu et de l'exigence que ce projet impose, mais je suis certain qu'avec le Team et Yves Le Blevec, nous relèverons ce défi. Nous avons devant nous un bateau exceptionnel, un véritable concentré d'innovation et de technologie, qui va nous permettre de repousser nos limites et d'aller chercher des performances de très haut niveau. C'est une aventure qui exige le meilleur de chacun, et je suis convaincu que, collectivement, nous avons les compétences et la détermination nécessaires pour confirmer la grande histoire de ce bateau.»Planning 2025 : une année de transition et de préparationMise à l'eau au début de l'été.Transat Café l'Or, départ le 26 octobre, Le Havre : Actual Ultim 4 alignera son étrave sur la ligne de départ de la Transat Café l'Or à l'automne, sous ses nouvelles couleurs.Avec ce projet, Actual group renforce son engagement pour l'innovation, la performance et l'excellence, tant dans le sport que dans son activité quotidienne. Ensemble, nous sommes prêts à écrire une nouvelle page de cette belle aventure.Un Ultim en chiffres Longueur : 30 mètres Largeur : 22 mètres Tirant d'eau : 4,5 mètres Voiles au portant : 620 m2 Voiles au près : 400 m2Actual et la voile : une histoire de plus de 20 ans Depuis 2001, Actual s'illustre dans la course au large. Engagés aux côtés d'Yves Le Blevec dès la Mini Transat, nous sommes fiers de compter parmi les partenaires historiques de cette discipline exigeante. Cette relation, unique par sa longévité, s'appuie sur une confiance et un respect mutuel entre Yves Le Blevec et Samuel Tual, Président d'Actual group. Les projets sportifs du Team Actual et la croissance du groupe se sont nourris mutuellement. En janvier 2023, Anthony Marchand a rejoint l'aventure en tant que skipper d'Actual Ultim 3, devenant le plus jeune skipper de la classe Ultim. Il s'est lancé dans l'Arkéa Ultim Challenge 2024, son premier tour du monde en solitaire, consolidant ainsi notre engagement à repousser les limites.Les Ultim Actual 2014 Actual Ultim ( ex Maxi Sodebo) 2019 Actual Leader Ultim ( ex Sodebo 2) 2020 Actual Ultim 3 (ex Macif) 2025 Actual Ultim 4 (ex Maxi Edmond de Rothschild)Palmarès de Gitana 17, Maxi Edmond de Rothschild 2019 : vainqueur de la Brest Atlantiques, en double, Charles Caudrelier et Franck Cammas 2021 : vainqueur de la Transat Jacques Vabre, en double, Charles Caudrelier et Franck Cammas 2022 : vainqueur Route du Rhum - Destination Guadeloupe, skipper Charles Caudrelier 2024 : vainqueur de l'Arkea Ultim Challenge - Brest, 1ère course autour du monde des ULTIM en solitaire sans escale, skipper Charles Caudrelier

L'ultra-trail de Belle-Ile-en-Mer : Récit d'une expérience inoubliable pour David Cano, responsable électronique du Team Actual

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L'ultra-trail de Belle-Ile-en-Mer : Récit d'une expérience inoubliable pour David Cano, responsable électronique du Team Actual

David Cano, responsable électronique du Team ActualAprès 10 mois de préparation intense, me voilà enfin au départ de l'Ultra-Trail de Belle-Ile-en-Mer. Une aventure de 81 km autour de cette magnifique île bretonne, avec 2300 m de dénivelé, tout en longeant le sentier côtier. Depuis le moment où j'ai appris que j'étais sélectionné parmi les 500 participants, sur 15 000 demandes, je n'avais plus qu'une idée en tête : vivre cette expérience à fond et tout donner.Cette course a été pour moi un véritable défi. Il y a 4 ans, je débutais la course à pied, à 42 ans, pendant le confinement du Covid-19. À l'époque, je ne courais pas plus de 10 km. Jamais je n'aurais pensé pouvoir participer à un tel événement, encore moins terminer 20ème au classement général et 2ème dans ma catégorie M2 (plus de 45 ans) en 8h17. C'est un résultat incroyable !Une préparation de longue haleineMa préparation a véritablement commencé en novembre 2023, au moment de mon inscription, 10 mois avant la course. J'ai construit mon programme au fil du temps, en m'appuyant sur mon propre ressenti. J'ai d'abord testé pendant un mois ma capacité à encaisser un footing quotidien de 10 kmJ'ai ensuite rejoint deux clubs près de chez moi, qui m'ont aidé à structurer mes semaines autour de 6 à 7 séances d'entraînement, cumulant jusqu'à 100-120 km par semaine. Je faisais deux séances de fractionné avec le club d'athlétisme "CIMA Pays d'Auray" pour travailler la vitesse et l'intensité. En parallèle, je faisais des footings plus calmes, dont une sortie longue, avec le club "Courir à Erdeven". Et pour peaufiner mon endurance spécifique aux trails, je partais seul en forêt et en terrain accidenté, ajoutant du dénivelé à mes entraînements.Pour maintenir ma motivation, j'ai aussi participé à plusieurs compétitions intermédiaires. Un des tournants de ma préparation a été en avril, avec le Trail de Guerlédan (65 km, 2600 m de D+), réputé pour être un des plus difficiles trails bretons. Bien que je n'aie pas pu faire la performance espérée à cause de douleurs aux quadriceps, cette expérience m'a fait réaliser que je n'étais pas encore prêt pour Belle-Ile.Ma confiance est revenue après l'Ultra Marin en début juillet (70 km, un terrain plus roulant sans dénivelé), où je termine 11ème sur 1000 participants. Cette course m'a montré que je pouvais gérer des distances longues sans douleurs, en jouant avec la tête de course.J'ai ensuite intensifié ma préparation technique et musculaire pendant les deux mois d'été, avec des séances dédiées au renforcement des jambes et au travail en côte. À la fin de l'été, à trois semaines de Belle-Ile, j'étais mentalement et physiquement prêt.Le jour J : émotions, efforts et soutien familialLe départ fut donné à 6h du matin, encore dans l'obscurité. J'ai pris le départ ambitieux que j'avais prévu, en partant avec la tête de course. J'ai rapidement laissé les cinq premiers partir, mais je me suis retrouvé en tête du deuxième peloton. Courir à la lampe frontale sur ce sentier côtier avec, derrière moi, une colonne de petites lumières, fut un moment impressionnant, presque irréel.J'ai conservé cette place de 6ème jusqu'au premier ravitaillement. Mais cette ambition a eu un prix. À partir du 25ème km, j'ai commencé à me faire rattraper. Chaque coureur qui me dépassait entamait un peu plus mon moral. J'ai craint d'avoir mal géré mes efforts et d'avoir brûlé trop d'énergie dès le début. Heureusement, à chaque ravitaillement, ma famille était là. Ils m'encourageaient, me rassuraient et me rappelaient que j'étais encore dans les temps prévus. Je leur avais donné des temps de passage pour viser entre 8h et 8h30 de course. Ces moments de soutien étaient cruciaux. Mes filles, surtout, ont été mes piliers. À un moment clé, au dernier ravitaillement, elles m'ont rappelé mon regain d'énergie à la fin du Trail de Guerlédan. Cet encouragement m'a donné la force de relancer dans les 15 derniers kilomètres, où j'ai réussi à reprendre 5 places.facu.ratti (crédit photo)Le recul : apprentissages et perspectivesAprès coup, je réalise que mon corps a trouvé son propre rythme, une allure qui m'a permis de faire une course "confortable". Pourtant, avec du recul, je sais que j'aurais dû démarrer plus prudemment pour mieux vivre ma course et espérer un meilleur résultat. J'ai vu d'autres coureurs, plus expérimentés, partir lentement et remonter progressivement dans le classement. Ce sont des leçons précieuses pour mes prochains défis.Je m'inspire aussi beaucoup de mon expérience dans le Team Actual. Comme en course au large, la préparation d'un trail doit être rigoureuse. Mon équipement est choisi pour être léger, confortable et performant. Je porte une attention particulière à l'alimentation, testant les aliments à l'entraînement pour éviter les mauvaises surprises en course. Toute cette préparation matérielle m'aide à me sentir prêt mentalement. Dans les moments difficiles, je pense souvent à l'engagement mental des marins, partis pour des courses de plusieurs semaines. Cela m'aide à relativiser mes difficultés qui, elles, ne durent que quelques heures.Ce que je retiens surtout, c'est la dimension humaine de cette aventure. Partager ces moments avec ma famille a rendu cette expérience encore plus spéciale. Leur présence à chaque ravitaillement, leur soutien moral, et même l'aide logistique ont largement contribué à ma performance. Cette solidarité familiale est sans doute le plus beau souvenir que je garderai de cet ultra-trail.Et après ?L'année 2025 s'annonce comme une nouvelle étape dans ma pratique du trail. J'ai pris la décision de travailler avec un coach pour personnaliser et affiner ma préparation. Ensemble, nous sommes en train de construire un programme intelligent pour progresser durablement.À peine la ligne d'arrivée franchie à Belle-Ile, je cherchais déjà un nouvel objectif, notamment un ultra trail de 100 km en Bretagne prévu en décembre. Mon idée était d'y participer en mode "aventure", mais mon coach, qui a déjà cerné ma mentalité, m'a conseillé de ne pas y prendre part. Selon lui, j'aurais du mal à m'empêcher de me laisser emporter par l'esprit de compétition, ce qui risquerait de compromettre une préparation hivernale solide pour la saison 2025.L'objectif est donc de prendre le temps de progresser sereinement, pour être en capacité de participer à des ultras en montagne. Mon coach pense qu'on peut élaborer un programme qui allie mes deux envies : participer au Ouest Trail Tour, qui réunit les sept plus grands trails de Bretagne, et une introduction progressive aux trails de montagne. J'ai hâte de voir ce que 2025 nous réserve et de relever de nouveaux défis avec cette approche plus structurée.

Anthony Marchand : "Un bel apprentissage"

Anthony Marchand :

Anthony Marchand : "Un bel apprentissage"

C : Alexis CourcouxCe vendredi 4 octobre à 1h12, l'équipage d'Actual Ultim 3 a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième édition de la Finistère Atlantique, bouclant ainsi les 1 760 milles du parcours entre Concarneau et Antibes en cinquième position au terme de cinq jours et demi de mer.En prenant le départ avec un safran amputé de son plan porteur, Anthony Marchand, Marie Riou, Alain Pennaneac'h, Alan Roberts, Thierry Chabagny et Ronan Treussart, savaient qu'ils allaient devoir gérer un déficit de vitesse de leur Ultim. C'était bien sûr sans compter également sur les problèmes survenus sur les safr ans puis sur la dérive centrale - appendice qu'ils ont dû sécuriser pendant la course. Ces deux handicaps ne leur ont malheureusement pas permis d'évoluer dans les mêmes systèmes météo que leurs concurrents et leur ont fait perdre le contact avec la tête de flotte.Mais ce qu'il restera au-delà du résultat, ce sont les perspectives précieuses de leur partage d'expériences et de compétences lors de cette aventure. Ces enseignements seront assurément utiles en vue du programme à venir : reprendre le fil de la saison et programmer possiblement des tentatives de records.C : Alexis Courcoux« C'était intense mais c'était un bel apprentissage. On a vraiment eu de tout sur cette Finistère Atlantique : de la pétole, de la pluie à torrent, du grand soleil, du portant, du près? Bref, c'était hyper complet et par conséquent très riche. Du départ de Concarneau jusqu'à l'arrivée à Antibes, le paysage était magnifique. Le terrain de jeu était grandiose entre l'Atlantique et la Méditerranée », a commenté Anthony Marchand à son arrivée au terme de cinq jours de course pour le moins éprouvants. « La dorsale le long du Portugal nous a coûté cher. On pensait, et tout le monde deva it le penser, que toute la flotte allait s'arrêter dans la molle et que ça allait se resserrer mais, au final, ça a fait l'effet inverse. Les premiers ont eu un passage plus facile que les derniers. Le nôtre a été plutôt chaotique. On a perdu beaucoup de terrain », a détaillé le skipper d'Actual Ultim 3 qui, tout comme son équipe, ne s'est jamais démobilisé, même sur le dernier tronçon du parcours où un Mistral violent s'est invité à la fête.De l'expérience engrangée en vue de nouveaux défis« On s'est fait complètement secouer lors de la dernière journée. C'est la première fois de ma vie que je me fais autant balloter en bateau. Même sur mes deux derniers tours du monde, The Ocean Race et l'Arkea Ultim Challenge, je n'avais pas connu ça. La mer était courte, très cassante, avec quasiment 40 n?uds tout le temps. On a cassé quelques ficelles mais, surtout, on a fait face à des problèmes sur les safrans puis sur la dérive centrale. Si nous sommes parvenus à les sécuriser pendant la course, ils nous ont malheureusement fait rater un système météo. A l'arrivée, plus de peur que de mal néanmoins  », a souligné le Costarmoricain qui tire forcément du positif de cette première expérience en équipage sur une grande course en Ultim. « Il y a eu énormément de partage mais aussi de nombreux échanges de compétences et de points de vue. On a essayé des choses et beaucoup discuté, chacun apportant ses expériences personnelles dans le domaine de la course au large. Ça s'est révélé hyper intéressant, sportivement mais également humainement ! », a affirmé le marin qui fera l'impasse sur les runs prévus demain au large de la côte d'Azur afin de s'atteler, avec son équipe technique, à remettre le bateau en état. Une fois chose faite, il pourrait entamer une campagne de records à compter de début du mois de novembre.L'équipage : Anthony Marchand, Marie Riou, Alan Roberts, Alan Pennaneac'h, Ronan Treussart, Thierry Chabagny